Cette lettre me fit le plus grand bien car j’étais plongé dans la plus forte colère que je me connaissais. Deux ans d’approche raisonnable, de travail de préparations, de réunions et de conviction jetés à la poubelle parce qu’une enseignante ne voulait changer d’école pour céder sa place à la classe de neige. Et ces enseignants perclus de rhumatismes sociaux, couverts d’eczéma éducatif faisaient barrage au rapprochement d’enfants des deux pays.
Ma copie était à revoir : peut-être étais-je trop idéaliste et j’avais pensé à un programme qui atteignait la perfection. Tous les enfants américains regroupés en une classe pour suivre avec leur institutrice un programme centré autour de la culture et de la langue françaises, vivant tous ensemble une expérience unique au monde. Une fabuleuse correspondance s’était déjà établie entre les enfants américains et les enfants de Richard Mique. Elle se poursuivra, selon le vœu du Maire de Versailles jusqu’en juin.
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