Editorial

Chers amis E-lecteurs,
Après une séjour à l'étranger, l'éditeur reprend la mise en place d'une page par jour à partir de lundi 23 avril. Merci à toutes et à tous qui pendant cette absence se sont connecté(e)s sur unepageparjour.
 
Bonne lecture
 
Logaro Editeur en ligne

« unepageparjour » publie des œuvres diverses : roman ; mémoires, poésie à raison d’une page par jour pour chaque texte. Afin de simplifier la lecture pour les nouveaux E-lecteurs ( trices) , la rédaction vient de réorganiser l’ensemble du blog.

Pour les E-lecteurs (trices) qui suivent les récits depuis le début, reprendre les pages où la dernière a été laissée. Voir liste des articles.

Pour les nouveaux arrivés : cliquer sur l’un des titres ci-dessous et à la fin de chaque paragraphe, cliquer pour passer au suivant. Cette méthode donne une lecture suivie, continue comme dans un vrai livre.

Voici le titre des trois récits mis en ligne pour l’instant :

Ilkya,  roman dont la version anglaise a été interrompue après le 11 septembre. Elle reprend en français : pour le premier chapitre cliquer ici.

Flammes du père inconnu :  mémoires d’un gamin de Ménilmontant : Premier chapitre,cliquer ici

Caltecor 5127 : poème écologique publié en 1978 à Paris : il est redevenu d’actualité puisque tous s’interrogent sur l’avenir de la planète : première vision cliquer ici.


Logaro Editeur en ligne.

Jeudi 17 juillet 2008

Au jour dit, ce vendredi 25 octobre 1969, je me rendis avec certains de mes étudiants, les plus courageux, puisque les autres n’avaient pas la moindre notion de qui était cet énergumène, sur le campus de Cornell, l’université amie. Nous suivîmes notre conférencier une partie de la matinée et le retrouvâmes sur le plateau de télévision d’une chaîne locale. J’avoue que quand je le vis en chair et en os, je le détestai d’instinct. Il représentait à mes yeux, tout comme Lapiche du TCF auparavant, en dehors de toute opinion politique, le type d’individu qui donnait une mauvaise image de la France. Pédant, un brin cynique, méprisant envers les inférieurs culturellement, il regardait de haut ceux qui lui étaient présentés. Lorsque je lui serrai la main, je ne sentis que des phalanges molles tendues lascivement comme pour un baise-main. Mon impression fut déplorable et c’était lui le ministre de l’intérieur qui avait envoyé au casse-pipe des milliers d’appelés en Algérie. Comme j’avais bien fait de refuser d’entrer dans la fournaise. Néanmoins j’eus le savoir vivre de n’en rien laisser paraître. Inutile de le juger plus longtemps d’un passé qui avait quitté mon esprit. Du bout des lèvres, avec une moue pincée, il avança une plate formule de politesse.  Je m’en contentai et n’en fis pas une minute de gloire. Pour se retrouver après son long parcours historique à quémander une obole en plein cœur des champs de maïs, il devait y avoir le feu en la demeure. Ni tapis rouge, ni véhicule blindé, juste un professeur dans sa vieille Toyota qui l’avait récupéré à l’aéroport. Son ego en prenait un sacré coup, lui l’habitué des couloirs de ministères et des antichambres de palais présidentiels. Enfin ce qu’il ne fallait pas faire pour deux mille dollars ! Et son regard, derrière ses paupières lourdes et plissées indiquaient clairement que sa souffrance n’était que provisoire. Il serait bientôt propulsé à nouveau dans la sphère qui lui convenait le mieux : la fréquentation des grands de ce monde. En attendant il ramait.

 

par Raid Denger publié dans : Flammes du père inconnu
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus