Editorial

Chers amis E-lecteurs,
Après une séjour à l'étranger, l'éditeur reprend la mise en place d'une page par jour à partir de lundi 23 avril. Merci à toutes et à tous qui pendant cette absence se sont connecté(e)s sur unepageparjour.
 
Bonne lecture
 
Logaro Editeur en ligne

« unepageparjour » publie des œuvres diverses : roman ; mémoires, poésie à raison d’une page par jour pour chaque texte. Afin de simplifier la lecture pour les nouveaux E-lecteurs ( trices) , la rédaction vient de réorganiser l’ensemble du blog.

Pour les E-lecteurs (trices) qui suivent les récits depuis le début, reprendre les pages où la dernière a été laissée. Voir liste des articles.

Pour les nouveaux arrivés : cliquer sur l’un des titres ci-dessous et à la fin de chaque paragraphe, cliquer pour passer au suivant. Cette méthode donne une lecture suivie, continue comme dans un vrai livre.

Voici le titre des trois récits mis en ligne pour l’instant :

Ilkya,  roman dont la version anglaise a été interrompue après le 11 septembre. Elle reprend en français : pour le premier chapitre cliquer ici.

Flammes du père inconnu :  mémoires d’un gamin de Ménilmontant : Premier chapitre,cliquer ici

Caltecor 5127 : poème écologique publié en 1978 à Paris : il est redevenu d’actualité puisque tous s’interrogent sur l’avenir de la planète : première vision cliquer ici.


Logaro Editeur en ligne.

Vendredi 18 juillet 2008

Les cours n’apportèrent rien de spectaculaire et aucun secret d’état ne fut révélé. Ce n’était qu’une suite de détails baroques qu’il utilisait pour se faire mousser et essayer de diminuer l’importance du rôle de de Gaulle dans la solution des divers problèmes de la France : économie, indépendance, Algérie. Pas de quoi contester les faits. Rien sur son passé de Vichy ne transpira, il avait conscience que d’en parler s’il en avait le courage, n’aurait en rien servi la place qu’il voulait se faire dans l’Histoire. Les étudiants, certains avec timidité dû à l’hésitation de leur français, avaient préparé des questions rédigées sur un bout de papier. Il écoutait distraitement puis par quelques phrases bien onctueuses répondait. Dans l’après-midi comme prévu au programme, nous nous retrouvâmes une trentaine assis autour du plateau de télévision. Le présentateur commença par une rétrospective rapide à cerner son invité et un bref résumé donna l’ampleur de sa carrière. Le tout en anglais. Près de Mitterand, un professeur de langue traduisait puisque les connaissances linguistiques de l’ancien ministre étaient proches de zéro. Il secouait la tête de satisfaction d’entendre réciter son curriculum. Puis les questions du meneur de jeu débutèrent. Beaucoup trop simplistes, même débiles qui ne faisaient que montrer l’incompétence du journaliste, rien qui aurait pu l’offusquer, au point de faire sourire l’homme politique. Il était habitué à plus virulent devant un parterre de reporters qui le harcelaient. A cette émission, de l’eau de rose, du soporifique. Puis ce fut le tour des étudiants et il était convenu que j’étais chargé de la traduction lorsque l’interrogation venait de l’un des miens.

 

par Raid Denger publié dans : Flammes du père inconnu
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