Editorial

Chers amis E-lecteurs,
Après une séjour à l'étranger, l'éditeur reprend la mise en place d'une page par jour à partir de lundi 23 avril. Merci à toutes et à tous qui pendant cette absence se sont connecté(e)s sur unepageparjour.
 
Bonne lecture
 
Logaro Editeur en ligne

« unepageparjour » publie des œuvres diverses : roman ; mémoires, poésie à raison d’une page par jour pour chaque texte. Afin de simplifier la lecture pour les nouveaux E-lecteurs ( trices) , la rédaction vient de réorganiser l’ensemble du blog.

Pour les E-lecteurs (trices) qui suivent les récits depuis le début, reprendre les pages où la dernière a été laissée. Voir liste des articles.

Pour les nouveaux arrivés : cliquer sur l’un des titres ci-dessous et à la fin de chaque paragraphe, cliquer pour passer au suivant. Cette méthode donne une lecture suivie, continue comme dans un vrai livre.

Voici le titre des trois récits mis en ligne pour l’instant :

Ilkya,  roman dont la version anglaise a été interrompue après le 11 septembre. Elle reprend en français : pour le premier chapitre cliquer ici.

Flammes du père inconnu :  mémoires d’un gamin de Ménilmontant : Premier chapitre,cliquer ici

Caltecor 5127 : poème écologique publié en 1978 à Paris : il est redevenu d’actualité puisque tous s’interrogent sur l’avenir de la planète : première vision cliquer ici.


Logaro Editeur en ligne.

Vendredi 18 juillet 2008

En prenant les obstacles l’un après l’autre, une solution fut trouvée. D’abord la classe : comment se formerait-elle et comment se préparerait-elle ? Je ne pouvais plus rêver d'une classe américaine identique à une classe française. Les enfants devraient alors apprendre à se connaître en se réunissant en dehors des heures de classe et en dehors des écoles. Le samedi matin fut choisi, à raison de trois heures, de 9 heures à midi. Une école fut quand même sélectionnée et ouverte à cet effet. Les enfants américains suivent ce qu’on appelle la semaine anglaise : jamais d’école le samedi matin. Je lui donnai le nom de club français pour éviter toute confrontation avec les enseignants. C’était une décision personnelle des parents à inscrire leur progéniture dans ce programme comme ils leur faisaient suivre des cours de tennis, de golf ou de natation. Cela ne regardait en rien l’enseignement en général. Les collèges et les lycées s’ouvraient tout naturellement le samedi toute la journée pour permettre aux équipes sportives de s’entraîner. Alors pourquoi pas une école primaire ?

 

Par conséquent les enfants inscrits durent accepter de sacrifier leur samedi matin pour se préparer : cours de français, aperçu de l’histoire de France, correspondance collective avec la classe française sous forme d’envoi de courrier et de documents sur leur ville , échange de lettres avec les familles . Pour la première classe je devins le professeur de français, ce qui me permit de développer une méthode d’enseignement efficace et assez simple : j’enseignais le vocabulaire et les expressions qui leur seraient absolument nécessaires pour survivre : dans la chambre, la salle à manger, au ski, formules de politesse. Puis l’idée me vint d’enseigner le même vocabulaire et les mêmes expressions en anglais aux petits français et j’instaurai un manuel bilingue que je distribuai à toutes mes classes françaises et américaines. L’avantage sautait aux yeux : les enfants ayant été exposés aux mêmes mots et formules dans la langue de l’autre pouvaient ainsi facilement s’entraîner à se faire répéter, chacun étant élève puis professeur à tour de rôle. Cette méthode eut un succès foudroyant et permit au programme de partir en flèche. Il n’y avait plus d’appréhension à utiliser la langue de l’autre puisque le vis à vis se trouvait dans la même situation.

 

 

par Raid Denger publié dans : Association des classes franco-américaines
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus